Fred Burdey est une boule à facettes. Pianiste passionné, il est un jour fasciné par la voix, au point de vivre plusieurs années de son métier de ténor classique, après un master à Amsterdam. Mais aussi peintre (il a tâté des Beaux-Arts) et portraitiste en même temps que… bio-informaticien. N’a-t-il pas un master en biologie ? Oscillant depuis l’enfance entre l’art et la science, il n’a jamais voulu choisir.
Aujourd’hui, il revient à l’essentiel : une voix, un piano pour s’accompagner, ou une guitare, plus scénique et qui se glisse partout. Des chansons italiennes chantées à la manière de l’opérette, un peu de jazz, et de temps en temps une chanson de sa plume. Ce qu’il cherche, c’est la simplicité, et la liberté que la musique classique refuse souvent à ses interprètes.
Le ténor schubertien, interprète de Poulenc et de Fauré, grand amateur de Rossini et de Verdi, n’a pas oublié l’ado fan de Gainsbourg et des Pet Shop Boys. Ce timide aime la scène. Ce nostalgique a le cœur des crooners d’antan et ose le yodel. Ce quinquagénaire assume un personnage de « silver daddy » et tourne lui-même ses clips, de Grenade face à la Sierra Nevada jusqu’à la rue de Gainsbourg à Paris. Il vit en couple et sait s’amuser. « Oui », dit-il, « ma vie est une perpétuelle oscillation — et ça va continuer. »